wrapper

Top News

enarfr
Wednesday, 05 December 2018 00:00

PACJA releases a press statement at COP24 in Katowice, Poland.(French)

Written by 
Rate this item
(0 votes)

French version of the Press statement

Katowice, Pologne

Mardi 4 décembre 2018, 11h30 - 12h00

Déclaration à la presse

Où en sommes-nous et quelles sont les attentes de la société civile africaine ?

Nous nous joignons aux gouvernements africains et aux experts pour souligner l'importance vitale des résultats ambitieux de cette Conférence des Parties. Un programme de travail complet et équilibré de l'Accord de Paris devrait être présenté ici à la CdP 24 et défendre l'équité, la justice et servir d'ancrage à la mise en œuvre de l'Accord de Paris. En outre, l'ambition d'avant 2020 reste vitale pour rester dans la fenêtre de fermeture, comme l'indiquent le rapport 1.5c du GIEC récemment publié et la mise en œuvre de l'Accord de Paris.

Nous réaffirmons que les moyens de mise en œuvre demeurent essentiels et devraient être liés à la fois au régime antérieur à 2020 et à celui de l'Accord de Paris.

Nous attendons donc :

Financement du climat

Nous nous attendons à ce que le financement de la lutte contre le changement climatique continue d'être une question cruciale dans les négociations de cette CdP, comme cela a été le cas dans les précédentes. Nous attendons qu'une feuille de route claire pour le respect de l'engagement de 100 milliards d'USD par an d'ici 2020 pour le financement de la lutte contre le changement climatique soit adoptée, cet engagement devant inclure une reconstitution ambitieuse du Fonds vert pour le climat (FGC). Les parties devraient également convenir de discuter d'un nouvel objectif chiffré de financement de la lutte contre le changement climatique pour la période postérieure à 2025 à partir d'un montant plancher de 100 milliards d'USD. En outre, les Parties devraient convenir de règles comptables pour le financement de la lutte contre le changement climatique qui soient solides et assurent une transparence totale sur l'aide effectivement fournie et à fournir aux pays en développement.

Un autre domaine du financement de la lutte contre le changement climatique est celui de la discussion sur la manière dont le Fonds d'adaptation servira les intérêts de l'Accord de Paris. Les Parties devraient convenir de maintenir l'équilibre actuel de la composition du Conseil d'administration du Fonds, des politiques opérationnelles et des directives permettant aux pays en développement d'accéder aux fonds lorsqu'ils servent l'Accord de Paris.

Contributions déterminées au niveau national (CDN)

Les parties négocieront également le calendrier et les caractéristiques des contributions déterminées à l'échelle nationale avec un lien vers l'Accord de Paris. Un seul calendrier commun de cinq ans pour la mise en œuvre des CND devrait être convenu lors de la COP24 afin d'améliorer la cohérence et la comparabilité des CND. En outre, cela devrait être lié au Bilan mondial pour l'examen périodique de la mise en œuvre de l'action et de l'appui.

Le dialogue de facilitation de 2018 - Dialogue Talanoa : Nous voudrions remercier la présidence fidjienne de la COP23 d'avoir pris en charge le Dialogue de facilitation de 2018 (maintenant connu sous le nom de Dialogue Talanoa 2018) et d'avoir tenté d'accroître sa pertinence politique. Le leadership des pays en développement profite au processus et contribue dans une certaine mesure à répartir l'influence dans les négociations d'une manière plus représentative. Nous recommandons donc que le Dialogue de Talanoa évalue les actions des pays par rapport à leur responsabilité historique et au budget carbone restant disponible pour 1,5°C. Le dialogue Talanoa doit également évaluer l'aide fournie par les pays donateurs et tenir compte de cette évaluation dans l'évaluation des actions des pays en développement. Enfin, le Dialogue Talanoa doit privilégier les perspectives des communautés affectées tout en se protégeant contre les conflits d'intérêts potentiels.

 Perte et dommages : L'Afrique continue de subir d'énormes pertes économiques se chiffrant en milliards de dollars du fait des effets des changements climatiques. A cela s'ajoutent les pertes sociales non chiffrées dues aux déplacements de personnes induits par le climat, qui déclenchent des conflits. Il est inquiétant de continuer à entendre la réponse pour les pertes et dommages en tant qu'assurance, cela pourrait être possible dans les pays développés mais PAS dans les pays en développement, surtout en Afrique, c'est un rêve farfelu. Nous appelons à l'engagement dans la mise en œuvre du Mécanisme international de Varsovie sur les pertes et dommages et avons besoin d'une approche prévisible du financement des pertes et dommages en Afrique.

Renforcement des capacités : Nous soulignons qu'il est nécessaire de renforcer les capacités à long terme des pays en développement, ce qui inclut le renforcement des capacités des institutions chargées de la lutte contre le changement climatique ; le renforcement des capacités devrait à tout moment être axé sur les besoins des pays et mené par eux. En outre, le renforcement des capacités devrait adopter une approche multipartite, incluant toutes les parties prenantes et une législation de soutien pour faciliter cela. Nous appelons à soutenir l'Initiative de renforcement des capacités pour la transparence (IRCT), à mettre de côté des ressources supplémentaires et à honorer les promesses de contributions volontaires existantes. Nous demandons en outre que des ressources financières soient fournies pour appuyer les initiatives de renforcement des capacités menées par les pays.

Sexe : Nous notons l'importance des considérations sexospécifiques dans les politiques qui appuient les activités d'adaptation, d'atténuation, de financement, de mise au point et de transfert de technologies, y compris le renforcement des capacités, et nous reconnaissons les progrès réalisés dans la mise en œuvre des décisions sur l'égalité des sexes au titre de la Convention. Nous appelons les Parties à redoubler d'efforts pour veiller à ce que les femmes soient représentées dans tous les aspects du processus de la Convention et à ce que l'égalité des sexes soit prise en compte dans tous les processus et activités de la Convention.

Nous appelons les parties ici à Katowice, en Pologne, à faire preuve d'une énergie nouvelle et à pousser les négociations vers des résultats concrets qui permettront de répondre à cette grave préoccupation de l'Afrique. Le monde entier suit de près l'issue de cette COP24, car elle déterminera si l'Accord de Paris sera une réalité ou une simple rhétorique.

Nous exhortons vivement nos gouvernements africains à repenser d'un œil critique les progrès des pourparlers sur le climat, car toute position qui contredit l'hypothèse selon laquelle les conséquences réelles des changements climatiques pour l'Afrique se répercuteront sur les pays africains fera porter le fardeau des changements climatiques sur eux.

 Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Mike O'maera

Agente de communication et de gestion des connaissances

Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA)

This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it., This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

 

 

 

Read 1220 times
Login to post comments

Get Involved

Get in Touch

House No.J13, Kabarnet road, Ngong Road, Nairobi, Kenya
+254 0208075808
Email:info@pacja.org, appeals@pacja.org

For feedback or grievances contact
+254  202003621          
complaints@pacja.org, appeals@pacja.org